Carnet congolais, ou retour à Djuma

d’après les notes de voyage de Monique Meur, Valérie Wyns, Jean-Pierre D’Haese et Vincent Coppens.

Épisode 1 : le voyage

Allez, zou ! c’est parti… Jeudi 22 juillet, 8 h 45, rendez-vous à Zaventem.
Excitation du départ, plaisir de nous retrouver ! L’équipe au grand complet est là : Valérie, Monique, Jean-Pierre et Vincent. Nous embarquons !!! Les bagages sont lourds, chargés des colis et du courrier pour les sœurs et de nos petits cadeaux pour les orphelins.
Arrivée vers 22 h 30 (heure de Bruxelles) à Kinshasa. Nous avons suivi les conseils de personnes averties et nous nous sommes assurés les services d’un « protocole » qui nous mène dans le dédale de l’aéroport. On nous l’avait annoncé : c’est compliqué, parfois arbitraire, bref le domaine de l’embrouille. Bagages récupérés, commence alors vraiment notre équipée congolaise qui nous conduit via le célèbre boulevard du 30 juin, au cœur de la ville, à la procure Sainte-Anne. Il est 1 h du mat’ …
Courte nuit en perspective car nous devons nous lever à 5 h pour prendre le petit avion qui nous déposera à Vanga.

6 h du matin, aéroport de Vanga … Pesée des bagages ET des joyeux aventuriers que nous sommes. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Embarquement dans un petit avion 5 places, pilote compris. Nous sommes répartis à bord d’après les poids de nos modestes personnes ainsi que celui, moins modestes, de nos bagages. Puis, surprise. Le responsable de la MAF, notre compagnie d’aviation, vient dire la prière du départ : « Que dieu bénisse nos amis venus nous aider d’une manière ou d’une autre, qu’Il les protège durant tout le voyage en avion et durant leur séjour chez nous. Que Dieu accompagne aussi le pilote chaque fois qu’il pousse sur un bouton ou tourne une manette de l’avion afin qu’il mène nos amis à bon port. Qu’Il le protège aussi pour tout son voyage en avion. Amen. »
Surprenant mais émouvant. Et nous voilà partis. Le temps est clair, le fleuve Congo superbe. Dans un bruit infernal, nous survolons les paysages les plus fabuleux avant de nous enfoncer dans la brume et les nuages ; nous nous posons sans encombre sur une petite piste herbeuse. Vanga, nous voilà.
Pendant que la voiture des sœurs de Djuma se fait attendre, nous subissons une série de formalités toutes les plus originales les unes que les autres : nouvel examen de nos passeports, nouvelle « taxe » d’aéroport, examen sanitaire à 10 $,…

La voiture n’arrive toujours pas …
Par contre, on pressent l’arrivée d’une nouvelle taxe ! La jeep arrive, la jeep est là avec à son bord sœur Chantal et deux novices.
On embarque tout notre barda et nous voilà repartis pour 2 h 30 de piste afin de couvrir les … 60 derniers kilomètres qui nous séparent de DJUMA !
La piste nous offre ses villages, huttes bien construites et très propres, ses paysages, ses terres brûlées, ses activités : petits marchés, nettoyage des légumes à la rivière, ... Des mains s’agitent, des sourires fusent. Cette fois, c’est certain, on se rapproche. La piste devient de plus en plus étroite et accidentée. Petit arrêt le long de la route : sandwiches et petites bananes constituent notre dîner.

Dernier obstacle à franchir : le Kwilu, la rivière qui borde Djuma. En attendant le bac, nous observons le ballet des pirogues qui constituent des radeaux de bidons d’huile de palme qui descendront jusqu’à Kinshasa (4 jours, 900 km) pour y être vendus.
Nous passons de l’autre côté du Kwilu : plus rien ne nous sépare de Djuma !!!

Et nous voyons enfin Djuma : une grande étendue herbeuse et l’église majestueuse, une vraie image de mission ! À peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par les sœurs, les novices, les postulantes et une multitude d’enfants qui, tous, veulent nous donner la main, porter nos bagages… Interdiction formelle de les porter d’ailleurs !!! Les novices s’y mettent à trois…
On s’installe, petite promenade de découverte et le soir tombe déjà. Il est 18 h.
Plus tard, bercés par les chants de novices, nous nous effondrons dans notre lit, les yeux déjà plein de sourires d’enfants…

Épisode 2 : les premiers jours

Samedi 24 juillet 2010. Nous sommes réveillés par la pluie vers 5 h du matin. En cette saison sèche, la pluie en même temps que des visiteurs, c’est plutôt un bon présage ! La preuve : les cris de joie de certains orphelins qui ont retrouvé « le cochon déserteur » qu’ils cherchaient depuis quelques jours.
Décidément notre visite s’annonce bien.

Debout 7 h et douche matinale : c’est-à-dire un seau d’eau froide sur la tête !
Petit déjeuner et planning de la journée par sœur Chantal.

Nous commençons d’abord par rencontrer « nos » voisins directs : les pères jésuites. Au nombre de 5, ils sont dirigés par le père Jean-Baptiste Alaya.

Escortés par une nuée d’orphelins, nous pénétrons enfin dans le royaume des enfants…
Nous commençons notre visite par le bureau de sœur Pascaline, responsable de l’orphelinat. Nous arpentons ce vaste ensemble : dortoirs, infirmerie, réfectoires, garde-manger, enclos à cochons, paillottes destinées aux jeux ou à la sieste ou aux tressages des cheveux, atelier de couture, menuiserie, chapelle, mémorial de sœur Magod, …
Le dortoir des bébés nous touche particulièrement : une dizaine de tout-petits sur une natte, le petit-dernier arrivé dans son berceau, il y a 5 mois, né d’une maman handicapée, abusée par on-ne-sait-qui et morte en couches. Il a les yeux grands ouverts et attend un peu de tendresse, des câlins et une maman ; sœur Pascaline fait ce qu’elle peut, mais seule sœur pour 150 enfants, ce n’est pas une sinécure.
Nous rejoignons alors la maison des sœurs avec la tête déjà remplie d’infos.

L’orphelinat accueille 150 enfants de 0 à 16/17 ans. L’infirmerie se compose de deux lits d’observation et d’une réserve aux médicaments. Les enfants sont vaccinés contre les maladies « utiles ». Ce sont les médecins de l’hôpital qui s’en chargent. Les dortoirs et les réfectoires sont organisés par âge. Les enfants dorment à deux par lit, les sommiers sont en béton : plus facile pour décontaminer. Des armoires renferment les casiers des enfants et leurs quelques vêtements. Le dortoir des bébés abrite 18 orphelins entre 1 et 12 mois. Les lits-cages sont au centre du bâtiment dont on a enlevé le plafond car la poussière tombe sur les petits ! Les sœurs essaient qu’ils soient nourris au sein : elles rétribuent des mères au village qui acceptent cette responsabilité. Il y a un dépôt à maïs et à manioc mais le toit risque de s’effondrer. Des femmes pilent le manioc. Il y a aussi un élevage de porcs, poules, canards et chèvres.
59 personnes travaillent dans l’orphelinat, de nombreux bâtiments sont à rénover… Des projets mûrissent déjà dans nos têtes…
L’après-midi se poursuit par la visite d’autres œuvres gérées par les sœurs.

Nous ne pouvons terminer notre journée sans un retour par l’orphelinat où nous jouons avec les enfants. Cette première journée bien remplie s’achève et nous promettons aux orphelins de revenir dès le lendemain matin. Après le souper, nous sommes invités aux vêpres. Prières et psaumes chantés dans un réel recueillement s’élèvent de la petite chapelle et s’envolent pour apaiser qui sait les écouter.

Après le souper, nous nous retrouvons entre nous pour déjà échafauder des projets et aussi pour nous initier au rami grâce à Vincent. Mais « vae victis ! », Vincent est sans pitié !

Dimanche 25 juillet 2010, il n’est pas 5 heures du matin et déjà des chants résonnent annonçant un match de foot qui aura lieu l’après-midi !!! À 7 h, on remet ça mais au son d’une fanfare cette fois-ci !!! La nuit fut vraiment courte … Et la journée sera longue ! Au programme : messe et remise des diplômes aux 6 premiers menuisiers formés à Djuma.
Arrivés à l’église, nous sommes un peu étonnés car elle n’est pas fort peuplée. Serait-ce l’heure matinale ? 8 h … Au fil des chants et des pas de danse, elle se remplit peu à peu pour finalement être bondée. Nous y rencontrons Edmée, une Belge bien connue des paroissiens du Christ-Roi. Entrée du prêtre et des enfants de chœur en procession solennelle. Tous les enfants de l’orphelinat sont là, mais cela entre et sort au gré des chants ou des lectures pour de petits besoins naturels. Deux dames ont des panneaux avec des inscriptions qu’elles agitent de temps à autres, nous apprenons ce que ces inscriptions signifient : asseyez-vous, levez-vous, taisez-vous, … À la fin de la messe, le prêtre nous présente à l’assistance et nous sommes acclamés par tous les paroissiens.

Suit la fête en l’honneur des diplômés qui débutera officiellement dès l’arrivée de monsieur le curé. Le protocole est en place. Une estrade et des chaises ont été installées pour les officiels (dont nous faisons partie en tant que représentants du Christ-Roi) sous un toit improvisé de feuillages et de palmiers. Les parents sont conviés, les enfants de l’orphelinat aussi… Nous attendons toujours monsieur le curé qui tarde, qui tarde, qui tarde, …. Heureusement l’orchestre est en verve et nous attendons dans une ambiance très festive ! Monique et Valérie se laissent aller à la danse locale et obtiennent un assez joli succès. Une véritable ovation accueille leur performance : elles font un tabac ! Le voilà qui arrive enfin ! La cérémonie peut commencer : discours, remise des diplômes et un repas qui clôture la cérémonie.

Passage à l’orphelinat qui devient peu à peu notre deuxième maison. Valérie et Monique y restent : c’est parti pour la première ronde du « petit canard au bord de l’eau », la première « danse des canards » suivies de beaucoup d’autres pour le plus grand plaisir des orphelins !!!
Nous en revenons dans un état indescriptible : à force de tomber « dans l’eau » au milieu des cris et des rires des orphelins, les deux grands canards que nous incarnons sont quelque peu empoussiérés. Nous passons ensuite une très agréable soirée en discutant avec quelques sœurs : elles nous racontent un peu leur vie, leur vision du 30 juin (l’indépendance), leurs espoirs, …
Elles nous emmènent pendant toute la soirée dans le monde de Djuma.

Épisode 3 : au jour le jour

Lundi 26.
Lever 4 h 30 – Départ 5 h 30… Ça fait mal ….
Nous embarquons dans un véhicule. Nous sommes dix, destination : le CRAL. Une ferme de 78 vaches mise sur pied par sœur Chantal. Premier arrêt dans l’école d’un village voisin. Nous livrons le meuble d’un des lauréats-menuisiers : pour remercier les sœurs, la maman chante et danse, le papa offre un ananas et du vin de palme. Les paroles du chant « Sœur Chantal Mekanga Kale » (Sœur Chantal a arrêté la paresse) seront vite transformées en « Mama Monique Mekanga Kale » ou « Yha Valérie Mekanga Kale » … L’ambiance est au beau fixe et nous voilà repartis pour deux heures de « route ». Nous entrons dans la brousse proprement dite, la piste se fait de plus en plus difficile. Nous passons un pont sur deux planches de bois. Tout le monde descend et traverse le pont à pied de peur que la voiture ne verse dans la rivière. Les herbes sont plus hautes que la voiture !!! Nous avons parfois l’impression que la voiture va se coucher tant nous sommes penchés !
Suivent deux arrêts : l’un pour présenter nos condoléances au chef d’un village et l’autre pour mettre les points sur les i avec des villageois qui ont donné deux coups de machette à deux vaches car la sœur ne les aurait pas salués lors de son dernier passage… Il y a intérêt à dire bonjour ici !!! Tout ce ramdam nous permet de découvrir le vrai sens du mot « palabres »…

Arrivée dans le domaine des sœurs. sœur Chantal soigne les bêtes et fait le point avec les bouviers. Nous visitons aussi les trois étangs où les sœurs élèvent des tilapias (poissons). Après avoir réglé des problèmes d’intendance et d’administration, nous reprenons la route. Il est 18h. Nous rejoindrons Djuma ET NOTRE LIT vers 21h.

Mardi 27.
Les femmes de Djuma nous réveillent à 5 h ! Le mardi est jour du marché. Mais nous paressons un peu ! Nous nous levons à 8 h. Petit-déjeuner, palabres et photos des sœurs nous mènent à 10 h 30. Nous flânons un peu au marché puis nous nous rendons à l’orphelinat où on nous attend de pied ferme ! Les orphelins ont organisé une petite fête : chants, danses et récitations sont au programme. Il faut solidement s’accrocher tant nous sommes émus… Émotions garanties !
L’après-midi, Vincent et Jean-Pierre (« les hommes !!!! ») sont réquisitionnés comme électriciens. Ils rencontreront le père Jef de Pril (74 ans et 41 ans de Congo) originaire de la même région que Jean-Pierre. L’après-midi se terminera autour d’un café et de speculoos.
Pendant ce temps-là, Monique et Valérie (« les filles ») retournent à l’orphelinat bien décidées à animer la ribambelle d’orphelins. La barrière de la langue n’entamera en rien l’enthousiasme des animatrices et des orphelins. Finalement c’est le désormais célèbre « Promenons-nous dans la brousse tant que le lion n’y est pas ! » qui remportera tous les suffrages !!! Monique fait le lion à merveille et Valérie mène les cœurs avec brio… Les orphelins en redemandent tant et plus. Elles rentrent couvertes de poussière, trempées de sueur, noires de crasse. Et admirent les « hommes » devisant gentiment autour de leur café en dégustant des speculoos ! Non mais !
La soirée se termine de façon surréaliste : les sœurs et les orphelins nous convient à regarder un épisode de « Joséphine, ange Gardien » ! Cocasse, nous sommes au fin fond de l’Afrique entourés des sœurs et des orphelins : un grand moment !

Mercredi 28.
Le matin, l’équipe se disperse selon le canevas habituel : les garçons à l’électricité (sans speculoos, cette fois-ci) et les filles à l’orphelinat pour immortaliser par des photos les enfants, les mamas qui encadrent, puis les gens du village, …
L’après-midi est plus protocolaire. Visite aux Bana Magod (anciens orphelins) qui continuent à aider l’orphelinat de l’extérieur. Rencontre avec Edmée. Nous nous rendons compte que tout ce petit monde gravite autour de l’orphelinat mais avec des conceptions parfois un peu différentes…
Richesse et tension de la diversité du monde se retrouvent ici aussi.
Avant de retourner au couvent, Benoit interprète avec quelques orphelins la chanson « À ma mère » de Camara Laye. Vu le contexte particulier de l’orphelinat, nous avons beaucoup de mal à retenir nos larmes.
Le soir, nous revivons un épisode de « Joséphine » ponctué par les commentaires savoureux des enfants et surtout … des bonnes sœurs.

À ma mère
 
Femme noire, femme africaine,
Ô toi ma mère, je pense à toi
 
O Dâman, ô ma mère, toi qui me portas sur le dos,
Toi qui m’allaitas, toi qui gouvernas mes premiers pas,
Toi qui, la première, m’ouvris les yeux aux prodiges de la terre,
Je pense à toi …
 
Femme des champs, des rivières, femme du grand fleuve,
Ô toi, ma mère, je pense à toi …
Ô toi, Dâman, ô ma mère, toi qui essuyais mes larmes,
Toi qui me réjouissais cœur,
Toi qui, patiemment, supportais mes caprices,
Comme j’aimerais encore être près de toi, être enfant près de toi !
 
Femme simple, femme de la négation,
Ma pensée toujours se tourne vers toi…
Ô Dâman, Dâman de la grande famille des forgerons,
Ma pensée toujours se tourne vers toi,
La tienne à chaque pas m’accompagne, ô Dâman, ma mère,
Comme j’aimerais encore être dans ta chaleur,
Être enfant près de toi…
 
Femme noire, femme africaine,
Ô toi ma mère, merci pour tout ce que tu fis pour moi, ton fils,
Si loin, si loin, si près de toi !
Je t’aime,
Je t’aimais,
Je t’aimerai toujours !

Épisode 4 : « Djuma for ever »

Jeudi 29.
Et voilà ! C’est déjà le dernier jour ! Le matin, nous nous rendons à l’hôpital où nous allons saluer tous les patients et visiter tous les bâtiments : la salle de travail et d’accouchement, les bureaux, les chambres communes, les « salles » d’attente où malades et famille débarquent avec tout leur barda pour terminer par la salle d’opération. Retour par le marché et repas de midi.
Retour à l’orphelinat : surprise, c’est le grand calme !!! Les grands sont partis à la rivière. Les « petit s » en profitent et nous emmènent voir les cochons et bénéficient du petit nombre pour nous « voler » un câlin. Nous jouons avec eux. Leur sourire et leur accueil est de plus en plus personnalisé : le petit Paul de 2-3 ans, Elvis parfois si solitaire, André le rieur, Didier qui malgré ses 13-14 ans adore jouer au lion … Et de tous les autres, nous emporterons rires, sourires, caresses, mains serrées, leurs chants, leurs cris….
De retour au couvent, nous préparons nos sacs, le cœur déjà serré.
Nous soupons avec les sœurs. Une bouteille de mousseux égaye le repas. Nous nous échangeons des mots gentils, nous recevons des cadeaux qui nous vont droit au cœur ! Nous rejoignons l’orphelinat pour une dernière soirée animée par un épisode de « Louis la Brocante » avec une sœur karatéka et un faux curé voleur d’œuvres d’art qui déchaîne toutes les passions !!!

Mais le moment tant redouté pointe le bout de son nez : il va falloir se dire au revoir… Les mains se serrent, les mots doux se susurrent, … Les gorges se nouent. Et puis dans la nuit congolaise, un chant s’élève : « Mama Monique, Papa Jean-Pierre, Yha Vincent, Yha Valérie, que Dieu vous garde !!! ». Cette mélodie reprise sans fin par les orphelins se perd peu à peu dans la nuit au fur et à mesure que nous nous écartons de l’orphelinat. La nuit africaine nous rend un fier service et camoufle les yeux un peu trop brillants ! Les cœurs craquent ! Une partie de nous restera ici ! Et c’est un peu désorientés que nous allons nous coucher pour notre dernière nuit à Djuma !

Vendredi 30.
Après des au revoir sans fin à sœur Evelyne, nous partons à pied en faisant de grands signes d’adieu jusqu’au moment où on ne se voit plus.
Arrivée au bac : les derniers adieux sont les plus difficiles…
Deux heures de piste nous conduisent à Vanga … Un petit avion nous ramène à Kinshasa : il vole au-dessus des nuages, il n’y a pas grand-chose à voir. A notre arrivée à Kinshasa, Djuma nous manque déjà …

Nous ne sommes pas intacts : Djuma vit en nous...

Les photos


Le voyage
La visite de l’orphelinat
La fête
La journée-type
La vie au Congo
Le départ